Voitcette arbre, un oranger, imagine le, tu peux sentir l'odeur de l'orange, tu peux voir l'orange, Ă©loigne ton cƓur de l'orage et rĂ©chauffe le de chaleur nourriciĂšre, tu peux maintenant le sentir tel un aveugle serait le faire par le fruit de son imagination.Tu peux dĂ©cider oĂč planter la graine de cette oranger, tu peux dĂ©cider de quel maniĂšre la nourrir pour peu que tu sois Notresavoir faire. DĂ©couvrez ce Magnifique sticker Texte Citation : Hier est derriĂšre, demain est mystĂšre. le prĂ©sent. MatiĂšre : Vinyl haut de gamme spĂ©cial dĂ©coration, teintĂ© et dĂ©coupĂ© dans la masse. Sans fond ni contour. S'enlĂšve Lejour, Matt Murdock est un avocat brillant. La nuit il devient [] A Trois On Y Va. Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de [] L'effet papillon. La mĂ©moire d'Evan a toujours comportĂ© de mystĂ©rieuses zones [] Orgueil et prĂ©jugĂ©s. Dans un petit village anglais de la fin XVIIIĂšme siĂšcle, une [] Les Gardiens de la Galaxie 1. Peter Quill est un aventurier Hier vers 23 :h, on a retrouvĂ© le cadavre d’un jeune chat derriĂšre les cuisines du restaurant oĂč nous avons dĂźnĂ© hier soir. – :23 :h :! Chatperlipopette :! C’est l’heure Ă  laquelle nous avons quittĂ© le restaurant. – :Allons-y, mon cher Witson :! Les deux dĂ©tectives montent dans leur Bugatti et filent aussitĂŽt Ă  la GrenouillĂšre pour enquĂȘter. Prix standard 9 € En stock Hier, c'est l'histoire. Demain est un mystĂšre. Aujourd'hui est un cadeau. » PoĂšme de Mme Roosevelt, Footprints in Your Heart. Les empreintes dans votre cƓur De nombreuses personnes entreront et sortiront de votre vie, mais seuls les vrais amis laisseront leurs empreintes dans votre cƓur. Pour te gĂ©rer, utilise ta tĂȘte ; W1EBll. Hier est derriĂšre, demain est mystĂšre, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le prĂ©sent. 0 0 213 Le Dr Bruno David des laboratoires Pierre Frappe en Malaisie. © DR 07/02/2018 Ă  0333, Mis Ă  jour le 05/02/2018 Ă  1619 Cancers, dĂ©pressions, maladies infectieuses ou inflammatoires... Les vĂ©gĂ©taux de la jungle sont un rĂ©servoir inĂ©galable de molĂ©cules et de nouveaux protocoles curatifs. MenacĂ©s par la dĂ©forestation et la biopiraterie, les indigĂšnes d'Amazonie, d'Afrique, d'Asie dĂ©tiennent des savoirs Ă  protĂ©ger. Ce que nous expliquent quatre Ă©minents scientifiques. C’est dans les jungles brĂ©silienne, vietnamienne, malaisienne
 que nos scientifiques ont trouvĂ© des antidotes comme la quinine antipaludique, la tubocurarine myorelaxant en anesthĂ©sie et chirurgie, la guaranine psychotonique, antimigraineux, l’émĂ©tine antiamibien, l’artĂ©misinine antipaludique, la pilocarpine antiglaucome, le captopril antihypertenseur et la crĂ©pitine, un antiviral issu de l’arbre vĂ©nĂ©neux uassacu. VĂ©nĂ©neux, oui, car ces trĂ©sors sont souvent issus de poisons mortels. Tout l’art des chercheurs consiste donc Ă  dĂ©sactiver les substances toxiques dans une plante et stimuler ses effets bĂ©nĂ©fiques. Le Dr Bruno David, directeur produits naturels aux laboratoires Pierre Fabre, avertit Attention, “naturalitĂ©â€ ne rime pas avec “innocuitĂ©â€.La forĂȘt amazonienne un rĂ©servoir gigantesque Ă  protĂ©gerCe n’est pas parce qu’une plante est utilisĂ©e en mĂ©decine locale que son usage est sans danger ! Des vĂ©gĂ©taux comme les aristoloches ou les Crotalaria [un antimicrobien] ont Ă©tĂ© employĂ©s pendant des siĂšcles avant que les scientifiques ne s’aperçoivent de leur toxicitĂ© Ă  long terme. » Il s’agissait alors de remĂšdes appliquĂ©s par les chamans et les guĂ©risseurs, qui avaient perçu leurs propriĂ©tĂ©s sur les infections tropicales. Comment ? C’est lĂ  un mystĂšre pour nous autres cartĂ©siens. Des savoirs ancestraux comme autrefois peut-ĂȘtre nos remĂšdes de bonne femme et les recettes de nos herboristeries. Mais dans la jungle amazonienne les molĂ©cules sont surpuissantes. C’est en cela que cette forĂȘt constitue encore aujourd’hui un rĂ©servoir gigantesque Ă  protĂ©ger absolument. Il y va de notre survie. La suite aprĂšs cette publicitĂ© Depuis le XIXe siĂšcle, la pharmacologie expĂ©rimentale a validĂ© scientifiquement quantitĂ© de ses plantes. Selon le Dr Bruno David, on a compris par exemple que le pavot somnifĂšre utilisĂ© depuis des millĂ©naires contenait de la morphine, la molĂ©cule responsable du puissant effet analgĂ©sique de l’opium ». Si, pour ce chercheur, tout est Ă  explorer », le savoir des chamans et des guĂ©risseurs est maintenant bien connu Ils n’ont plus grand-chose Ă  nous apprendre », estime-t-il. Et pourquoi ? Les guĂ©risseurs ne savent pas soigner les pathologies cancĂ©reuses qui nĂ©cessitent des approches trĂšs ciblĂ©es. Le laboratoire amĂ©ricain Shaman Pharmaceuticals, qui s’était lancĂ© dans cette voie de recherche pour des pathologies lourdes, a fait faillite en 2005. NĂ©anmoins, les chamans et guĂ©risseurs maĂźtrisent des recettes souvent efficaces pour des pathologies plus facilement curables, comme les diarrhĂ©es, certaines parasitoses
 » La suite aprĂšs cette publicitĂ© 350 000 espĂšces vĂ©gĂ©tales dans le mondeLes hommes de science ne partagent pas tous cet avis. Pour le Dr Marc Litaudon, chimiste des substances naturelles au CNRS, le spectre d’exploration reste large vu l’immensitĂ© encore mĂ©connue des jungles en AmĂ©rique latine et en Asie A l’ICSN [Institut de chimie des substances naturelles], nous disposons aujourd’hui d’une collection de plus de 6 000 plantes, reprĂ©sentatives d’une infime partie de la biodiversitĂ© floristique mondiale. » Infime, en effet, sachant que l’on Ă©value Ă  350 000 le nombre d’espĂšces vĂ©gĂ©tales dans le monde ! Son travail consiste Ă  cibler les molĂ©cules qui pourraient jouer un rĂŽle dans des affections graves le cancer, les maladies parasitaires, certaines maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives, gĂ©nĂ©tiques, mais aussi dans la rĂ©sistance mĂ©dicamenteuse. C’est Ă  partir des feuilles, des Ă©corces, des fruits de ces espĂšces que l’on va prĂ©parer des extraits qui vont ensuite ĂȘtre Ă©valuĂ©s sur diffĂ©rents tests biologiques. » Mais un seul extrait est constituĂ© d’un mĂ©lange complexe de quelque 1 000 ou 2 000 molĂ©cules ! Allez trouver la bonne !Dr Marc Litaudon C’est lĂ  que la mise en Ɠuvre d’outils bio-informatiques – nous sommes Ă  l’ùre des big data – peut nous aider Ă  trier, “prioriser” les analyses et les tests et donc les extraits qui prĂ©sentent le plus fort potentiel. » Autant dire que ça n’est pas tous les jours qu’un nouveau mĂ©dicament miracle est dĂ©couvert ! Trouver une structure originale et un mĂ©canisme d’action inĂ©dit n’arrive qu’une fois tous les deux ou trois ans. » La suite aprĂšs cette publicitĂ© La suite aprĂšs cette publicitĂ© Le pouvoir de l'ayahuasca, un hallucinogĂšne puissant, sur les maladies psychiquesEnsuite, un grand labo prend le relais. Le CNRS travaille rĂ©guliĂšrement avec les plus puissants, Merck, Servier, BASF, L’OrĂ©al
 Comme dans la mode, il y a des tendances. TantĂŽt on privilĂ©gie le chimique, les combinaisons de molĂ©cules artificielles ; tantĂŽt on revient au naturel. Pour les laboratoires Pierre Fabre, par exemple, des plantes ont Ă©tĂ© dĂ©finitivement anoblies » et brevetĂ©es pour leurs effets objectifs sur la peau, les infections, les inflammations
 Le Dr Bruno David nous en cite volontiers Certains flavonoĂŻdes et saponosides anti-inflammatoires prĂ©sents dans l’extrait de plantules d’avoine est indiquĂ© dans l’eczĂ©ma atopique. Les myrtucommulones et l’acide ursolique sont des actifs antiacnĂ©iques du myrte. Il existe une multitude de molĂ©cules anti-infectieuses dans les huiles essentielles de thym, d’eucalyptus, de sarriette, de romarin
 Les dĂ©rivĂ©s de l’harpagoside, prĂ©sents dans l’harpagophytum, ou les dĂ©rivĂ©s salicylĂ©s de l’écorce de saule, de la reine-des-prĂ©s, eux, ont des vertus anti-inflammatoires. » Mais s’il est un domaine oĂč scientifiques rationalistes et chamans Ă©sotĂ©riques tombent d’accord, c’est sur les maladies psychiques. Pour les addictions, les dĂ©pressions, il semble que l’ayahuasca, un hallucinogĂšne puissant, associĂ© Ă  Psychotria viridis selon un conditionnement pointu donne des rĂ©sultats probants. Malheureusement, Ă  chaque dĂ©couverte les tests et les essais cliniques durent des annĂ©es en raison d’ une bureaucratie devenue trop complexe entraĂźnant des dĂ©penses trĂšs Ă©levĂ©es », selon le Dr Jean-David Zeitoun, consultant pour l’industrie pharmaceutique. ConsĂ©quence pour les malades Entre la dĂ©couverte d’une molĂ©cule active et la commercialisation d’un mĂ©dicament, il peut s’écouler entre dix et quinze ans. », rĂ©sume le Dr Marc Litaudon. Lire aussi. Amazonie des drones pour contrer la dĂ©forestation Pr Mario Christian Meyer © DR Les “medicine men” entrent en contact avec les esprits pour trouver le meilleur cocktail curatif »Pr Meyer, spĂ©cialiste en neuropsychiatrie et neuropsychologie du dĂ©veloppement Paris Match. Le savoir des Indiens d’Amazonie serait-il plus complet que notre mĂ©decine occidentale, souvent trop cloisonnĂ©e ? Pr Mario Christian Meyer. En effet, depuis des millĂ©naires les Indios vivent dans un milieu qui abrite la plus importante concentration de toxines du globe. Cela les oblige Ă  avoir, pour survivre, une pharmacopĂ©e complĂšte. Ont-ils les mĂȘmes maladies que nous, des cancers par exemple ? Pas jusque dans les annĂ©es 1980. Mais dĂšs les annĂ©es 2000, des recherches universitaires ont montrĂ© une faible incidence de cancer de la prostate dĂ©clenchĂ© par un changement de leur mode de vie au contact de l’homme blanc et de son alimentation trop riche et moins naturelle, accompagnĂ©e d’une inactivitĂ© accrue. Mais, malgrĂ© cela, son taux reste plus bas. Et l’on n’observe pas de cancer du sein chez les femmes. Sait-on s’ils absorbent des substances particuliĂšrement protectrices ?Ils consomment diffĂ©rents vĂ©gĂ©taux de la famille des Copaifera, un genre de plante tropicale. Les chercheurs de l’Unicamp [cĂ©lĂšbre universitĂ© de Campinas, au BrĂ©sil en ont isolĂ© des composĂ©s qui, au contact de cellules cancĂ©reuses de plusieurs types [ovaire, prostate, rein, cĂŽlon, poumon, sein, mĂ©lanome et leucĂ©mie], ont dĂ©montrĂ© un potentiel anticancĂ©rigĂšne prometteur. Mais il faut mener des Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques et des essais cliniques plus approfondis."La synergie des principes actifs dynamise la puissance thĂ©rapeutique" Leurs plantes auraient-elles sur nous les mĂȘmes effets ? Oui, assurĂ©ment. Le fait que les Indios expliquent l’action thĂ©rapeutique par des messages ou des visions venant des “esprits” de leur cosmogonie ne diminue en rien la puissance mĂ©tabolique des molĂ©cules subtilement assemblĂ©es dans leurs “recettes”. Bien au contraire les “medicine men” ne sĂ©parent jamais artificiellement un principe actif extrait d’une plante, comme c’est le cas en Occident, dans la prĂ©paration ou la synthĂšse chimique des molĂ©cules isolĂ©es. Chez eux, les principes actifs restent en synergie biochimique avec les autres substances de la mĂȘme plante et/ou d’autres plantes. Cela permet de dynamiser la puissance thĂ©rapeutique d’un bioactif et de neutraliser les effets secondaires nocifs. Parler de la rĂ©vĂ©lation des bioactifs par les esprits, c’est un peu Ă©sotĂ©rique
“EsĂŽteros” signifie intĂ©rieur, c’est un savoir auquel nous n’avons pas accĂšs et qui nous est offert. DerriĂšre cet art, apparemment intuitif, il y a une richesse de procĂ©dĂ©s rĂ©sultant d’un long apprentissage qui peuvent ĂȘtre comparĂ©s aux protocoles mis au point par nos biotechnologies occidentales. Il semble qu’un trip Ă  l’ayahuasca bien dosĂ© soigne mieux les addictions, les dĂ©pressions que tous les anxiolytiques et benzodiazĂ©pines de nos pharmacies. Ce sont lĂ  des rĂ©alitĂ©s qui dĂ©passent le domaine des sciences exactes. Mais une chose est certaine l’effet thĂ©rapeutique de leurs mĂ©langes psychotropes est indĂ©niable, notamment contre la dĂ©pendance aux drogues. A tel point que le Conseil fĂ©dĂ©ral des stupĂ©fiants du BrĂ©sil les ont lĂ©galement autorisĂ©s. En quoi le yopo, plante aux propriĂ©tĂ©s hallucinogĂšnes parmi d’autres, aiderait-il Ă  se soigner ? Le yopo [Anadenanthera peregrina] semble s’appuyer sur la levĂ©e des refoulements. Les psychotropes en gĂ©nĂ©ral orientent le “medicine man” sur le choix des plantes mĂ©dicinales qui vont guĂ©rir des maladies organiques. Ici, la bufotĂ©nine, principe actif du yopo, fonctionne comme un catalyseur de la communication avec les dieux de la forĂȘt. Pour les Indios, il permet d’accroĂźtre la vitalitĂ©, la bravoure et l’astuce, qualitĂ©s nĂ©cessaires aux "vaccin de la grenouille", un remĂšde puissant contre la dĂ©pression Eux-mĂȘmes connaissent-ils la dĂ©pression – qui touche 3 millions de Français et 300 millions d’individus dans le monde ?Pas dans les formes occidentales que nous connaissons. C’est, chez eux, une baisse de l’énergie vitale qui gĂ©nĂšre une dysharmonie ; ils appellent cela “panema” oĂč le flux est rompu ; c’est un dĂ©sĂ©quilibre dĂ©coulant d’une “dĂ©connexion” des entitĂ©s spirituelles, celles qui leur apportent le flux Ă©nergĂ©tique pour vivre en harmonie avec les forces de la nature et du cosmos. Dans leur vision holistique il y a en permanence un va-et-vient entre les molĂ©cules et les esprits. Donc, pour pallier le dysfonctionnement provoquĂ© par le panema, ils ont un remĂšde puissant, nommĂ© “vaccin de la grenouille” “vacina do sapo” qui consiste en l’application, sur de petites incisions du derme, d’un mĂ©lange contenant des batrachotoxines, puissant venin se trouvant sous la peau de certaines grenouilles, les kambĂŽ. Chose Ă©tonnante, en plus de cet effet anti-panema dĂ©pression, asthĂ©nie, des Ă©tudes scientifiques ont dĂ©montrĂ© que ces batrachotoxines possĂšdent une action antivirale et de renforcement immunitaire. Dans une de vos publications, vous Ă©voquez d’autres principes actifs dans leurs plantes
 contre la effet, les Indios des hauts plateaux du PĂ©rou s’y intĂ©ressent, alors qu’en Occident elle est trĂšs peu traitĂ©e. Pour les femmes, les Indios emploient le toĂ©, un mĂ©lange vĂ©gĂ©tal hallucinogĂšne composĂ© de diverses espĂšces du genre Brugmansia. Ces plantes sont aussi utilisĂ©es dans le traitement des rhumatismes. Tant de plantes d’Amazonie ont des effets thĂ©rapeutiques
L’Amazonie constitue le plus important rĂ©servoir de biodiversitĂ© de la planĂšte. Et les plantes des tropiques sont bien plus dotĂ©es en principes actifs que celles des climats froids, tempĂ©rĂ©s ou subtropicaux. Quel rĂŽle joue l’industrie pharmaceutique dans ces alchimies ?PrĂšs des deux tiers des mĂ©dicaments modernes proviennent de la nature 35 % sont issus directement ou indirectement de molĂ©cules naturelles, 25 % en sont inspirĂ©s. Nous savons que la nature possĂšde une chimie bien plus Ă©laborĂ©e que la chimie de synthĂšse les principes actifs naturels – fruit de millions d’annĂ©es d’assemblage et de sĂ©lection en fonction de leur utilitĂ© biologique – ont une structure tellement plus complexe que ceux de la synthĂšse chimique ; aujourd’hui, les biotechnologies arrivent Ă  les imiter. Dans ce sens, l’Amazonie constitue le plus grand laboratoire du monde. Y a-t-il un risque de voir les Indios dĂ©possĂ©dĂ©s de leurs richesses ?Bien sĂ»r ! La biopiraterie guette, d’oĂč l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de les former et de faire respecter des rĂšgles Ă©thiques de protection de leurs connaissances et de leur environnement. Ont-ils, Ă  cause de la dĂ©forestation et de la pollution, dĂ©jĂ  perdu de prĂ©cieuses plantes ?Oui, c’est certain. Et quand on sait que prĂšs de 80 % des espĂšces vivantes amazoniennes restent Ă  dĂ©couvrir, on se rend compte que la dĂ©forestation galopante actuelle fait perdre un espoir contre la dĂ©pression, le cancer, le sida
 BrĂ©silien et suisse, le trĂšs respectĂ© et dĂ©corĂ© Pr Meyer est le fondateur du Pisad, projet inĂ©dit pour les biotechnologies vertes amĂ©rindiennes », modĂšle de valorisation Ă©quitable des savoirs traditionnels et de la biodiversitĂ© d’Amazonie, dĂ©veloppĂ© avec le soutien de l’Unesco. Herb’Içana associe les connaissances et le savoir-faire des Indios Ă  l’expertise des chercheurs occidentaux en biotechnologies vertes, avec un partage des bĂ©nĂ©fices. Jean-Patrick Costa © DR "Les chamans savent mobiliser le patient vers l'autoguĂ©rison"Jean-Patrick Costa Pharmacien, anthropologue, spĂ©cialiste de l’Amazonie depuis vingt-cinq ans Paris Match. Il semble que le savoir traditionnel des chamans intĂ©resse peu les laboratoires
Jean-Patrick Costa. Les chamans ne dĂ©tiennent pas de plantes miracles pour lutter contre le diabĂšte, le cholestĂ©rol ou l’hypertension. Mais de petits laboratoires, qui lancent des produits ne demandant pas d’autorisation de mise sur le marchĂ©, viennent chercher en Amazonie des plantes coupe-faim, par exemple. Ou des antirides, des huiles de beautĂ©, notamment celles issues du buriti, le fruit d’un palmier, utilisĂ© pour renforcer les cheveux des Indios. Elles contiennent du bĂȘtacarotĂšne et des antioxydants qui peuvent entrer dans la composition des crĂšmes. Tout cela est vendu librement sur les marchĂ©s. Avons-nous fait aujourd’hui l’inventaire de ces plantes et de ces savoirs ?Les universitĂ©s locales s’y sont attelĂ©es, en menant des Ă©tudes. Elles font ainsi tomber dans le domaine public l’inventaire de leur biodiversitĂ© et les savoirs des guĂ©risseurs. Il y a vingt ans, on les pillait sans scrupule. Aujourd’hui, on apprend d’eux, mais sans leur donner grand-chose en retour. Les guĂ©risseurs ont une approche globale de la maladie Comment opĂšrent les guĂ©risseurs sur les malades ?Ils ont une approche globale de la maladie psychique, Ă©motionnelle, spirituelle. Ils ne travaillent pas directement avec la chimie de la plante, ils mobilisent le patient vers l’autoguĂ©rison en l’aidant Ă  liquider des blessures anciennes qui peuvent ĂȘtre Ă  l’origine de la maladie. Ces thĂ©rapies indiennes favorisent-elles aussi l’immunitĂ© physique, par exemple auprĂšs de malades en chimiothĂ©rapie ?Absolument. C’est pourquoi la mĂ©decine actuelle n’est plus fermĂ©e Ă  ces stratĂ©gies complĂ©mentaires. Si elles parviennent Ă  Ă©lever de 20 % le taux de rĂ©mission d’une maladie mortelle, c’est bon Ă  prendre. Et il existe bel et bien des plantes aux vertus immunostimulantes, anticancĂ©reuses, antidĂ©pressives. Par exemple la griffe du chat que je conseille en tisane, et qui dĂ©veloppe les dĂ©fenses immunitaires. Qui sont les scientifiques que vous accompagnez dans vos expĂ©ditions auprĂšs des chamans d’Amazonie ?Des psychothĂ©rapeutes, des acupuncteurs, des hypnothĂ©rapeutes, des fasciathĂ©rapeutes
 mais aussi des dĂ©cideurs, des artistes, des nez, des accompagnateurs de fin de vie, des gens qui se posent des questions sur la aussi. Salgado "Les arbres sont la clĂ© de notre survie" Pour un Occidental, une expĂ©dition en terre chamane vous transforme-t-elle ?C’est certain. Je l’ai vĂ©cu personnellement. Et ceux que j’ai accompagnĂ©s me disent avoir Ă©tĂ© transformĂ©s durablement. Qu’il s’agisse d’une rencontre culturelle, thĂ©rapeutique ou psychotropique. Car le patient n’est pas obligĂ© d’absorber ces plantes hallucinogĂšnes pour ressentir un effet. C’est le chaman qui fait ce travail. Il suffit d’ĂȘtre lĂ  et de recevoir les bĂ©nĂ©fices convoyĂ©s par lui. Pour que les thĂ©rapies chamaniques marchent, il faut y croire, il faut s’ouvrir. Jean-Patrick Costa est l’auteur de L’homme-nature » et des Chamans hier et aujourd’hui », Ă©d. Pascal GalodĂ©. Il a créé Arutam, une association de soutien auxIndiens, et accompagne des voyages culturels ou thĂ©rapeutiques en terres chamanes » avec l’agence Tamera 04 78 37 88 88. Le COMTE et CHÉRUBIN cachĂ©s, SUZANNE, BASILE. BASILE. N’auriez-vous pas vu monseigneur, mademoiselle ? SUZANNE, brusquement. HĂ© ! pourquoi l’aurais-je vu ? Laissez-moi. BASILE s’approche. Si vous Ă©tiez plus raisonnable, il n’y aurait rien d’étonnant Ă  ma question. C’est Figaro qui le cherche. SUZANNE. Il cherche donc l’homme qui lui veut le plus de mal aprĂšs vous ? LE COMTE, Ă  part. Voyons un peu comme il me sert. BASILE. DĂ©sirer du bien Ă  une femme, est-ce vouloir du mal Ă  son mari ? SUZANNE. Non, dans vos affreux principes, agent de corruption ! BASILE. Que vous demande-t-on ici que vous n’alliez prodiguer Ă  un autre ? GrĂące Ă  la douce cĂ©rĂ©monie, ce qu’on vous dĂ©fendait hier, on vous le prescrira demain. SUZANNE. Indigne ! BASILE. De toutes les choses sĂ©rieuses, le mariage Ă©tant la plus bouffonne, j’avais pensé  SUZANNE, outrĂ©e. Des horreurs. Qui vous permet d’entrer ici ? BASILE. LĂ , lĂ , mauvaise ! Dieu vous apaise ! il n’en sera que ce que vous voulez. Mais ne croyez pas non plus que je regarde monsieur Figaro comme l’obstacle qui nuit Ă  monseigneur ; et, sans le petit page
 SUZANNE, timidement. Don ChĂ©rubin ? BASILE la contrefait. Cherubino di amore, qui tourne autour de vous sans cesse, et qui ce matin encore rĂŽdait ici pour y entrer, quand je vous ai quittĂ©e. Dites que cela n’est pas vrai ? SUZANNE. Quelle imposture ! Allez-vous-en, mĂ©chant homme ! BASILE. On est un mĂ©chant homme parce qu’on y voit clair. N’est-ce pas pour vous aussi cette romance dont il fait mystĂšre ? SUZANNE, en colĂšre. Ah ! oui, pour moi ! BASILE. À moins qu’il ne l’ait composĂ©e pour madame ! En effet, quand il sert Ă  table, on dit qu’il la regarde avec des yeux !
 Mais, peste, qu’il ne s’y joue pas ; monseigneur est brutal sur l’article. SUZANNE, outrĂ©e. Et vous bien scĂ©lĂ©rat, d’aller semant de pareils bruits pour perdre un malheureux enfant tombĂ© dans la disgrĂące de son maĂźtre. BASILE. L’ai-je inventĂ© ? Je le dis, parce que tout le monde en parle. LE COMTE se lĂšve. Comment, tout le monde en parle ! SUZANNE. Ah ! ciel ! BASILE. Ha, ha ! LE COMTE. Courez, Basile, et qu’on le chasse. BASILE. Ah ! que je suis fĂąchĂ© d’ĂȘtre entrĂ© ! SUZANNE, troublĂ©e. Mon Dieu ! mon Dieu ! LE COMTE, Ă  BASILE. Elle est saisie. Asseyons-la dans ce fauteuil. SUZANNE le repousse vivement. Je ne veux pas m’asseoir. Entrer ainsi librement, c’est indigne ! LE COMTE. Nous sommes deux avec toi, ma chĂšre. Il n’y a plus le moindre danger ! BASILE. Moi je suis dĂ©solĂ© de m’ĂȘtre Ă©gayĂ© sur le page, puisque vous l’entendiez ; je n’en usais ainsi que pour pĂ©nĂ©trer ses sentiments, car au fond
 LE COMTE. Cinquante pistoles, un cheval, et qu’on le renvoie Ă  ses parents. BASILE. Monseigneur, pour un badinage ? LE COMTE. Un petit libertin que j’ai surpris encore hier avec la fille du jardinier. BASILE. Avec Fanchette ? LE COMTE. Et dans sa chambre. SUZANNE, outrĂ©e. OĂč monseigneur avait sans doute affaire aussi ? LE COMTE, gaiement. J’en aime assez la remarque. BASILE. Elle est d’un bon augure. LE COMTE, gaiement. Mais non ; j’allais chercher ton oncle Antonio, mon ivrogne de jardinier, pour lui donner des ordres. Je frappe, on est longtemps Ă  m’ouvrir ; ta cousine a l’air empĂȘtrĂ©, je prends un soupçon, je lui parle, et, tout en causant, j’examine. Il y avait derriĂšre la porte une espĂšce de rideau, de porte-manteau, de je ne sais pas quoi, qui couvrait des hardes ; sans faire semblant de rien, je vais doucement, doucement lever ce rideau pour imiter le geste il lĂšve la robe du fauteuil, et je vois
 Il aperçoit le page. Ah !
 BASILE. Ha, ha ! LE COMTE. Ce tour-ci vaut l’autre. BASILE. Encore mieux. LE COMTE, Ă  SUZANNE. À merveille, mademoiselle Ă  peine fiancĂ©e, vous faites de ces apprĂȘts ? C’était pour recevoir mon page que vous dĂ©siriez d’ĂȘtre seule ? Et vous, monsieur, qui ne changez point de conduite, il vous manquait de vous adresser, sans respect pour votre marraine, Ă  sa premiĂšre camĂ©riste, Ă  la femme de votre ami ! Mais je ne souffrirai pas que Figaro, qu’un homme que j’estime et que j’aime, soit victime d’une pareille tromperie. Était-il avec vous, Basile ? SUZANNE, outrĂ©e. Il n’y a tromperie ni victime ; il Ă©tait lĂ  lorsque vous me parliez. LE COMTE, emportĂ©. Puisses-tu mentir en le disant ! son plus cruel ennemi n’oserait lui souhaiter ce malheur. SUZANNE. Il me priait d’engager madame Ă  vous demander sa grĂące. Votre arrivĂ©e l’a si fort troublĂ©, qu’il s’est masquĂ© de ce fauteuil. LE COMTE, en colĂšre. Ruse d’enfer ! je m’y suis assis en entrant. CHÉRUBIN. HĂ©las, monseigneur, j’étais tremblant derriĂšre. LE COMTE. Autre fourberie ! je viens de m’y placer moi-mĂȘme. CHÉRUBIN. Pardon, mais c’est alors que je me suis blotti dedans. LE COMTE, plus outrĂ©. C’est donc une couleuvre que ce petit
 serpent-lĂ  ! il nous Ă©coutait ! CHÉRUBIN. Au contraire, monseigneur, j’ai fait ce que j’ai pu pour ne rien entendre. LE COMTE. Ô perfidie ! À SUZANNE. Tu n’épouseras pas Figaro. BASILE. Contenez-vous, on vient. LE COMTE, tirant CHÉRUBIN du fauteuil et le mettant sur ses pieds. Il resterait lĂ  devant toute la terre ! Qui enterrait-on? Est-ce aux funĂ©railles d'un despote ou d'un dĂ©mocrate, d'un grand homme ou d'un homme de basse police qu'ont assistĂ©, hier, Ă  Rabat tant de chefs d'Etat venus de tous les coins du monde? La personnalitĂ© de Hassan II Ă©tait si complexe que les Marocains, tĂ©tanisĂ©s, ne savent pas rĂ©pondre. A l'annonce de sa mort, vendredi soir, le pays est restĂ© silencieux, presque indiffĂ©rent. Les visages Ă©taient graves, interrogatifs, mais jusqu'au moment mĂȘme des funĂ©railles aucune ville n'avait connu ces scĂšnes de dĂ©sespoir collectif qui avaient submergĂ© le Maroc quand Mohamed V, le grand-pĂšre du tout nouveau Mohamed VI, avait succombĂ© Ă  une opĂ©ration, il y a trente-huit ans de les rues Ă©taient pleines de gens en larmes, musulmans et juifs confondus. Les hommes eux-mĂȘmes pleuraient le hĂ©ros de l'indĂ©pendance, le roi bon et courageux qui avait su tenir tĂȘte aux Français et se promenait incognito le soir, comme dans les Mille et une nuits, pour connaĂźtre par lui-mĂȘme la vie de son peuple. Dimanche, quand le corps de Hassan II a Ă©tĂ© placĂ© dans le mausolĂ©e qu'il avait fait construire pour son pĂšre, on s'est labourĂ© les poitrines, on a criĂ©, les pompiers ont Ă©vacuĂ© les femmes en crise d'hystĂ©rie – c'est le rituel – mais c'est un homme d'Etat qu'on mettait en terre, un homme dur, fort, habile et II n'Ă©tait pas un roi aimĂ© dont la mĂ©moire populaire chantera les louanges. Le peuple rĂ©serve son jugement et, pourtant, les historiens diront qu'il fut un grand roi. Et ils auront raison. Le Maroc qu'il lĂšgue Ă  son fils est le plus dĂ©mocratique des pays arabo-musulmans. On n'y a jamais tuĂ© Ă  tous les coins de rue comme en AlgĂ©rie. Les syndicats usent, non sans risques mais librement, du droit de grĂšve. Les partis politiques ont leur presse. L'opposition de gauche est au pouvoir depuis plus d'un an. La religion n'est pas oppressante. On respire dans ce pays sorti depuis plus d'une dĂ©cennie de l'Ă©conomie administrĂ©e et dans lequel une classe moyenne, jeune et urbanisĂ©e, fait souffler un vent de Ă©tĂ©, sur les plages, il n'y a pas que les touristes venus d'Europe. Il y a aussi des familles des villes, de Casablanca surtout, la capitale Ă©conomique, des gens non pas riches mais suffisamment aisĂ©s pour emmener leurs enfants Ă  la mer et assez libĂ©rĂ©s des traditions pour que les mĂšres portent le bikini. Le roi est Commandeur des croyants», le Maroc est musulman mais on y achĂšte de l'alcool sans se cacher et le premier ministre socialiste cohabite avec les trois ministres de l'IntĂ©rieur, des Finances et de la DĂ©fense que lui a imposĂ©s le Palais sa fin venir, Hassan II a voulu enraciner la monarchie dans l'alternance politique, relĂ©gitimer une dynastie vieille de quatre siĂšcles, en montrant que la royautĂ© acceptait le vote populaire et que les partis, en acceptant de gouverner avec lui, faisaient allĂ©geance au roi. C'est une presque dĂ©mocratie, une monarchie de plus en plus constitutionnelle non plus seulement dans les textes mais aussi dans la pratique que ce monarque inflexible avait dĂ©cidĂ© de laisser derriĂšre maintenant reste Ă  faire. Le nouveau roi devra s'attaquer au chĂŽmage, Ă  la misĂšre et Ă  la corruption, aux trois problĂšmes insolubles sur lesquels ses sujets le jugeront. Ce pays qui aperçoit le bout du tunnel sans pouvoir en sortir avant longtemps attend beaucoup du changement. L'espoir est nĂ©, le mĂ©contentement peut donc Ă©clater. Les tempĂȘtes sociales sont peut-ĂȘtre pour demain mais les institutions sont dĂ©sormais solides et le Maroc est stable, uni dans un consensus fait d'absolutisme et de dĂ©jĂ , les pages sombres se tournent. Il y eut des annĂ©es d'Ă©lections truquĂ©es, de disparitions d'opposants, de torture systĂ©matique. Ce roi a gouvernĂ© comme on fait la guerre, sans pitiĂ©, pour gagner, mais tant d'autres pays pauvres ont connu des horreurs bien pires sans aller de l'avant que les Marocains, mĂȘme militants de l'opposition, reconnaissent des mĂ©rites Ă  ce l'avĂšnement de Hassan II, en 1961, les partis qui avaient combattu pour l'indĂ©pendance aux cĂŽtĂ©s de Mohamed V pensaient qu'ils ne feraient qu'une bouchĂ©e de ce jeune homme, amateur de jolies femmes et de belles voitures. Le roi les a mis au pas, sauvagement, sans reculer devant le sang, mais il n'a, pour autant, jamais imposĂ© de parti unique. Ce roi Ă©tait un bĂątisseur. Il a Ă©tĂ© un visionnaire qui refusait l'industrialisation forcĂ©e, voulait prĂ©server l'agriculture et l'artisanat, rejetait l'antiamĂ©ricanisme et la planification contraignante, cette culture politique qui dominait tout le tiers-monde durant la guerre bien sĂ»r, de reconnaĂźtre une prescience et des qualitĂ©s Ă  un homme dont les geĂŽles furent pleines et abjectes mais les faits sont lĂ . Ces partis qu'il a tenus en laisse sans jamais les mettre vraiment hors la loi auraient fait, Ă  l'Ă©poque, moins bien que lui. Aujourd'hui, ils ont Ă©voluĂ©, comme tout le monde, et sont toujours lĂ , aptes Ă  gouverner. Une bourgeoisie insolente s'est scandaleusement enrichie pendant ces trente-huit ans mais le Maroc a non seulement une agriculture qui marche et lui assure des devises mais a pris aussi une longueur d'avance dans les services et l'informatisation. La corruption est un systĂšme mais il y a un Etat et des lois, un prince Ă©duquĂ© et rĂ©formateur, le nouveau roi, dont la soif de renouveau n'est pas un VI, dont on dit au Palais qu'il a les idĂ©es de son Ăąge», voudrait maintenant ĂȘtre un roi aimĂ© comme son grand-pĂšre, aussi moderne et dĂ©mocrate que Juan Carlos. L'heure de la transition sonne et c'est pour cela que les regards des Marocains sont aujourd'hui si interrogatifs. Le nouveau roi pourra-t-il calmer l'impatience populaire? L'appui de la gauche aujourd'hui, l'alternance demain suffiront-ils Ă  le lui permettre? L'essai peut-il ĂȘtre transformĂ©? C'est ce qui va se jouer maintenant Ă  Rabat mais la transition espagnole avait pour elle l'attrait de l'Europe et ses aides financiĂšres. Le Maroc n'en bĂ©nĂ©ficie pas. La pleine dĂ©mocratie, Ă  l'europĂ©enne, n'y est sans doute pas encore possible. Devenu monarchie du troisiĂšme type, ni pleinement parlementaire ni absolue, le Maroc devrait encore longtemps rester dans ce systĂšme empirique oĂč le monarque, chef de l'exĂ©cutif, dirige le pays avec un gouvernement issu des un systĂšme de double lĂ©gitimitĂ©, compromis permanent, Ă©volutif, subtile cohabitation entre la monarchie de droit divin et la dĂ©mocratie. La dynamique mĂšne, un jour, Ă  l'Espagne mais cette dynamique est fragile. D'un cĂŽtĂ©, la coexistence de la tradition et de la modernitĂ© est trop dĂ©licate pour que le nouveau roi lĂąche trop de lest; de l'autre, les tensions sociales et l'attrait du monde global sont trop forts pour que la dĂ©mocratie ne progresse II savait gĂ©rer cet Ă©quilibre. Il Ă©tait assez craint pour le faire et assez retors pour changer sans que rien ne change Ă  son emprise sur le pays. Mohamed VI a grandi, lui, dans l'ombre d'un pĂšre autoritaire, exigeant, Ă©crasant. Il rĂȘve de libertĂ©s mais la vraie libertĂ©, non plus concĂ©dĂ©e mais de droit, peut le dĂ©stabiliser et prĂ©cipiter le pays dans l'aventure. Il va falloir maintenant accĂ©lĂ©rer en freinant. L'exercice n'est pas aisĂ© mais Mohamed VI a tous les atouts pour avoir, Ă  la fin de son rĂšgne, fait du Maroc une vraie dĂ©mocratie. S'il y parvient, il aura, rĂ©trospectivement, fait de son pĂšre un grand homme le fondateur de la premiĂšre dĂ©mocratie arabe. Le Temps publie des chroniques et des tribunes – ces derniĂšres sont proposĂ©es Ă  des personnalitĂ©s ou sollicitĂ©es par elles. Qu’elles soient Ă©crites par des membres de sa rĂ©daction s’exprimant en leur nom propre ou par des personnes extĂ©rieures, ces opinions reflĂštent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne reprĂ©sentent nullement la position du titre. Je m'appelle Camille, J'ai 15 ans et demi bientĂŽt 16 !!!, je suis nĂ©e le 16 dĂ©cembre 1992 Ă  15h 05 dans l'hopital de Morlaix, j'habite dĂ©sormais Ă  plourin les morlaix. Je suis lycĂ©enne dans le lycĂ©e tristan corbiĂšre a Morlaix et je passe en 1ere S option SVT ! Je joue au basket au Morlaix-St-Martin-Basket en Ă©quipe cadette. Cela fait maintenant 8 ans que je pratique du basket ! j'aime Ă©galement la course Ă  pied. Je fais partie de la chorale des bab's singers!Plus tard j'aimerais devenir Masseur-kinĂ©sithĂ©rapeute. Vincent voulait aussi que je precise que je suis folle amoureuse de lui !^^!Voila je crois que j'ai dit le principal !!! A toi de te prĂ©senter ! Posted on Sunday, 16 March 2008 at 724 PMEdited on Wednesday, 15 April 2009 at 517 PM

hier est derriĂšre demain est un mystĂšre