Acquérirla nationalité française n’est pas automatique et nécessite de faire une demande de naturalisation. Plusieurs conditions sont nécessaires pour en bénéficier, liées à la régularité de votre séjour en France, à votre casier judiciaire, etc. Pour être naturalisé français, vous devez adresser un dossier de demande à une
Elleconcerne 50 000 à 60 000 personnes en France (soit 10 à 12% des personnes handicapées mentales françaises) et touche 1 000 nouveaux nés chaque année. L’Unapei estime à 650 000 personnes vivant en situation de handicap mental. Chaque année, 6 000 enfants naissent en étant atteint d’un handicap mental. Handicap auditif
Prestationpour enfants handicapés. La Prestation pour enfants handicapés est une prestation non imposable destinée aux familles qui subviennent aux besoins d'un enfant âgé de moins de 18 ans ayant une déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques. Pour connaître la liste complète des programmes, des services et des allocations offertes aux
Ons’est demandé comment on pouvait les aider et on a organisé un groupe de parole entre parents valides et handicapés pour échanger. De fil en aiguille, on s’est dit qu’on pouvait peut-être intervenir avant la naissance du bébé et avec l’aide de Michel Soulé, on a créé un service avec une prise en charge spécifique qui a vu officiellement le jour en août 2010.
Quandun enfant naît handicapé mental ou quand la déficience intellectuelle survient plus tardivement, les parents pensent d’abord à organiser le quotidien avec toutes ses particularités
mkfY. Quand j’ai annoncé à mon médecin que je voulais devenir maman, il m’a répondu que j’avais déjà assez de difficultés comme ça », soupire Magali, non voyante et mère d’une petite fille de 9 ans, qui n’a pas tenu compte des remarques pas toujours tendres » du milieu médical. Carine, qui élève trois enfants âgés de 15 mois à 17 ans, n’a, elle non plus, jamais considéré son handicap – une infirmité motrice cérébrale, l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant – comme un obstacle. Bien sûr, j’ai été obligée d’accoucher par césarienne et d’utiliser un matériel de puériculture adapté, raconte-t-elle. Pour le change, par exemple, j’utilise un bureau, bien plus pratique pour moi qu’une table à langer. »Pour compenser le fait de ne pas voir, Magali a quant à elle énormément parlé à sa fille, dès ses premiers jours. Pour l’habiller, elle préparait des panoplies complètes de vêtements, qu’elle lavait dans le même filet à linge pour ne pas les dépareiller. Aujourd’hui, elle veut davantage choisir ce qu’elle porte et j’essaie de lui faire confiance, sourit celle qui rêve de travailler dans une crèche. Mais aucun employeur n’ose me faire confiance car cela n’a encore jamais existé ! » On construit avec chaque famille »Ces deux mères aimeraient aujourd’hui mettre à profit leur expérience pour conseiller et surtout rassurer d’autres familles 1. Car la parentalité des personnes en situation de handicap reste un sujet tabou. Plus encore en matière de handicap intellectuel. On commence à peine à travailler la question de leur sexualité, observe Olivier Raballand, coprésident de l’association Grandir d’un monde à l’autre, près de Nantes. Celle de la parentalité est encore une étape supérieure à franchir… » Coauteur du documentaire Aux yeux du monde, pour lequel il a suivi pendant dix ans plusieurs couples en situation de handicap, dont certains sont devenus parents, il souhaite montrer que cela existe, même si c’est compliqué » 2.→ ENTRETIEN. Le handicap n’est pas un frein à la parentalité »En France, de rares services d’accompagnement et de soutien à cette parentalité existent. La Loire-Atlantique en possède quatre, dont celui de l’Association jeunesse et avenir qui intervient à Saint-Nazaire. Créé en 2004, il accompagne une vingtaine de parents en situation de handicap psychique ou intellectuel. On n’arrive pas avec un catalogue de recettes, prévient Benoît Lacourt, son directeur. On construit avec chaque famille des solutions adaptées à leurs besoins et leurs difficultés. »Il peut s’agir de visites au domicile, de temps partagé entre travailleurs sociaux et parents lors des moments compliqués le repas, le coucher…. En faisant avec eux, on les aide à s’approprier d’autres façons de faire. On peut aussi les accompagner dans des lieux où ils ne se sentent pas à l’aise, comme chez les professionnels de santé ou à l’école… » Groupes de parole, structures relais pour accueillir les enfants et week-ends partagés avec des éducateurs complètent ce dispositif. Il ne faut ni exagérer ni minimiser les difficultés, résume Benoît Lacourt. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas une parentalité propre au handicap. »Une étude scientifique conduite par Bertrand Coppin, éducateur spécialisé devenu directeur général de l’Institut régional du travail social de Lille Hauts-de-France, bouscule bien des préjugés. Menée en 2004 auprès de 700 parents en situation de handicap intellectuel, elle montre que 83 % des enfants nés dans ces familles n’ont aucun handicap avéré. Sur les interactions entre parents et enfants jeux, surveillance de la santé, de l’alimentation, les résultats diffèrent peu d’une famille classique ». Seule l’aide aux devoirs assurée par seulement 26 % des mères apparaît problématique. On soupçonne d’emblée ces parents d’être incapables de s’occuper de leur enfant » En revanche, le taux d’enfants placés issus de ces familles 33 % s’avère nettement supérieur à celui des familles ordinaires 0,16 %. On soupçonne d’emblée ces parents d’être incapables de s’occuper de leur enfant, commente Bertrand Coppin. Parfois, c’est vrai. Mais chaque décision doit faire l’objet d’une vraie enquête et pas d’un jugement de valeur. » À l’en croire, bien des placements seraient évités si on renforçait l’accompagnement à la parentalité. Dominique peut témoigner de la violence de certaines situations 3. Sa fille adoptive, souffrant de troubles psychiques et d’une déficience intellectuelle, a donné naissance à une petite fille il y a trois ans. À la maternité, elle était suivie de près et on lui disait qu’elle se débrouillait très bien, raconte-t‑elle. Sauf qu’au bout de dix jours, les services sociaux ont placé sa fille en pouponnière sans explications. Elle a seulement pu lui dire au revoir dans le couloir… » Depuis, la petite vit en famille d’accueil et voit ses parents et grands-parents régulièrement. Ma fille serait trop fatiguée de l’avoir à temps plein, reconnaît sa mère. Mais on aurait pu faire les choses autrement, sans une telle inhumanité… »Même dans d’autres champs du handicap, les parents ont l’impression de devoir sans cesse prouver qu’ils sont à la hauteur de la tâche. Comme en témoigne Magali avec l’école de sa fille. La directrice voulait qu’elle reste à l’étude pour y faire ses devoirs, pensant que je n’étais pas capable de l’aider, raconte-t‑elle. Heureusement, les maîtresses ont joué le jeu et m’envoient les devoirs en avance pour que je puisse les traduire en braille… »Élevé par une mère en fauteuil roulant, Rémy, 27 ans, assure que le handicap n’a en rien pesé sur son enfance. Bien sûr, on était inquiet quand elle avait des soucis de santé, confie-t‑il. Mais ma mère a tout fait pour être présente pour nous et l’a sans doute été davantage que les parents de mes copains. Surtout, elle nous a ouverts au monde. Elle a fait de nous des personnes plutôt sociables et empathiques… »-Ce que dit la loiLa France n’a jamais autorisé la stérilisation contrainte des personnes en situation de handicap mental. Ce qui n’a pas empêché des dérives, constatées dans les années 1990, au sein des familles ou des rapport d’information du Sénat de 2019 sur les violences faites aux femmes handicapées rappelle qu’une loi de 2001 interdit la stérilisation, sauf en cas de contre-indication médicale absolue » des méthodes Convention internationale des droits des personnes handicapées ratifiée par la France en 2010 affirme que ces personnes ont le droit de se marier, de fonder une famille et d’avoir des enfants.
Home Conseils Etre parent et avoir un handicap Conseils La parentalité est jusqu’à présent un terme qui n’a pas de définition claire. Il s’agit d’un néologisme apparu dans la sphère médico-psycho-sociale pour définir la fonction d’être parent. Ce terme englobe plusieurs sortes de tâches dont le but est d’assurer le meilleur développement possible de l’enfant. Le père et la mère doivent concurremment contribuer à l’éducation de leur enfant. Si cette mission parait délicate pour les jeunes parents, elle l’est plus encore pour les parents qui sont en situation de handicap. Le droit de constituer une famille Le droit d’être parent est un dérivé du droit de chacun de pouvoir constituer une famille. Il s’agit d’un principe juridique à valeur internationale. Lorsqu’un couple se marie, il est tout à fait naturel que celui-ci désire avoir des enfants. Mais, lorsqu’on est en situation de handicap, le parcours est assez difficile. Parler de procréation et de handicap dans une même phrase suscite souvent de nombreuses critiques. D’un côté, on redoute les aléas de transmissions génétiques des parents à l’enfant. De l’autre, il est souvent difficile d’envisager qu’une personne ayant un handicap puisse s’occuper d’un enfant. Les interrogations cliniques, sociales et politiques sont nombreuses en la matière. Car rien ne peut garantir que l’enfant n’héritera pas des gênes de ses parents handicapés. Anticiper un projet de parenté malgré un handicap est assez difficile, impossible même pour certains types de handicap. Il n’en demeure pas moins que bon nombre de couples ayant un handicap ont réussi à avoir un bébé en bonne santé. Élever un enfant tout en ayant un handicap Le sujet fait polémique actuellement. De plus en plus de personnes en situation de handicap relèvent le défi de la parentalité. Ceux qui le peuvent saisissent leur chance de pouvoir procréer, ceux qui n’ont pas la possibilité de mettre au monde ont recours à l’adoption. Désormais, avec l’évolution de la médecine et des aides techniques, le rêve de devenir parent est réalisable. En ce qui concerne particulièrement les parents à handicap moteur, l’apparition des fauteuils roulants de plus en plus performants sur le marché rend les courses au supermarché ou au magasin avec bébé un vrai jeu d’enfant. Yomper, le nouveau système de motorisation amovible de chez acekare qui rend les fauteuils roulants manuels en engins électriques devient actuellement leur compagnon de route. Performance, praticité et légèreté sont les maîtres mots de ce nouveau système de motorisation. Pour les parents à handicap moteur, il est désormais possible de profiter des balades en famille sans être un fardeau pour qui que ce soit. Etre enfant de parent handicapé n’est pas facile. Ces enfants sont souvent sujets à des critiques et préjugés. Il n’empêche, selon les psychologues, cela peut développer chez eux plusieurs qualités comme l’hypersensibilité à l’autre ou l’ouverture d’esprit.
avoir un handicap mental et devenir parent